Tout ce que vous devez savoir sur le parapente

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Entrer dans le monde magique des oiseaux peut se faire de différentes manières et à l’aide de différents types d’aéronefs. Le parapente est l’une des façons les plus populaires et les plus accessibles de vivre ces sensations.

On pourrait dire que c’est l’une des expériences les plus proches du vol des oiseaux que nous, les humains, puissions vivre. Pourquoi ? Parce que vous sentez le vent sur votre visage et votre corps, vous utilisez les mêmes courants ascendants — thermiques et dynamiques — que les oiseaux, et vous décollez depuis la montagne.

L’un des grands avantages du parapente par rapport à d’autres aéronefs est que vous pouvez facilement transporter votre équipement dans un sac à dos, décoller directement depuis la montagne, voler sans moteur et atterrir sur de petites surfaces.

Il existe deux façons de découvrir cette sensation de liberté, que nous allons vous présenter ci-dessous.

Vol tandem ou biplace

Aucune expérience préalable n’est nécessaire. Avant l’activité, vous recevrez un briefing d’environ 10 minutes, puis vous serez prêt(e) à prendre votre envol aux côtés d’un pilote expérimenté et qualifié.

L’aéronef utilisé est un parapente tandem, conçu pour transporter deux personnes : un pilote et un passager.

    • Remarque : Les parapentes tandem sont plus grands que ceux utilisés pour les vols individuels. Ces équipements sont homologués et certifiés pour cette activité.

Voler seul

Pour cette option, une certaine expérience est nécessaire. Vous devez disposer de votre propre équipement de vol ou en louer un auprès d’une école de parapente, en veillant à ce qu’il soit adapté à votre poids.

Vous avez également la possibilité de suivre une formation de parapente et de progresser progressivement sous la supervision d’un instructeur qualifié.

Ci-dessous, nous vous expliquons les éléments à prendre en compte pour pratiquer le parapente, quelle que soit l’une des deux options présentées précédemment.

Vols tandem en parapente

Effectuer un vol tandem, également appelé vol biplace, est la meilleure option pour une personne qui n’a jamais eu de contact avec un parapente. Nous vous expliquons ici tout ce que vous devez savoir pour choisir un endroit sûr où pratiquer cette activité, ainsi que les conseils à suivre avant, pendant et après le vol. Grâce à ces informations, vous pourrez profiter de cette expérience en toute confiance, entre de bonnes mains, et vivre un moment inoubliable que vous aurez envie de renouveler.

Choisissez une entreprise qualifiée

Il existe plusieurs façons de vérifier que le service que vous allez réserver est de qualité et que vous serez entre de bonnes mains. Si vous réservez par l’intermédiaire d’une agence de voyages ou d’un établissement d’hébergement, assurez-vous de demander le nom de l’entreprise qui opérera le vol. Une fois que vous connaissez le nom de l’entreprise, recherchez-la sur Google. Consultez son site web, ses réseaux sociaux, les avis sur son profil Google Maps ainsi que ceux publiés sur TripAdvisor. Lorsque vous analysez les avis, prenez en compte à la fois leur nombre et leur qualité, puis faites votre propre évaluation. Renseignez-vous également sur l’expérience des pilotes et assurez-vous qu’ils possèdent leur licence (certificat) de pilote tandem délivrée par la Fédération colombienne des sports aériens (FEDEAEREOS). Demandez si l’entreprise dispose d’un bureau physique et, si possible, rendez-vous sur place. Cela vous permettra de vérifier qu’il existe une organisation sérieuse derrière le service que vous allez réserver. Vérifiez également que son RNT (Registre national du tourisme) est actif. Si vous avez le moindre doute ou si l’on ne vous fournit pas les informations nécessaires pour vous sentir en confiance, prenez le temps de choisir la meilleure option. Comparez les différentes entreprises et ne choisissez pas uniquement en fonction du prix. Votre sécurité et celle de vos proches valent bien plus qu’une simple « réduction ».

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Avant le vol

Les recommandations suivantes vous aideront à faire de votre expérience en parapente un souvenir inoubliable :

    • Il est préférable de passer une nuit tranquille la veille, sans alcool ni fête.

    • Le jour du vol, prenez un repas léger.

    • Portez des vêtements confortables.

    • Portez des chaussures fermées, de préférence des chaussures de sport ou de randonnée.

    • L’activité de parapente se déroule en plein soleil. Il est donc recommandé d’apporter de la crème solaire et des lunettes de soleil.

    • En montagne, nous rencontrons presque toujours des moustiques. Un répulsif sera donc un bon compagnon.

 

 
 
 
 
 
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À votre arrivée sur le site de décollage

Si nous considérons que l’activité commence dès votre arrivée sur le site de décollage, il faut savoir qu’un enregistrement administratif doit être effectué, comme l’exige la réglementation colombienne. Cette étape peut être un peu fastidieuse, mais elle est obligatoire. Vous recevrez ensuite un briefing de sécurité, puis il faudra faire preuve d’un peu de patience en attendant votre tour. Le parapente est une activité qui dépend des conditions météorologiques. Il est donc normal que l’organisation attribue les créneaux de vol en fonction de plusieurs facteurs : le poids du passager, le poids du pilote, la taille du parapente utilisé et les conditions météorologiques au moment du décollage.

https://www.youtube.com/shorts/5JOY6d2V6vg

Pour commencer le vol

Suivez attentivement les indications du pilote (voir la vidéo).

On peut dire que le décollage est le moment où la participation du passager est la plus importante. Il est donc essentiel qu’à cette étape de l’activité, le passager…

    • NE PAS s’asseoir.
    • NE PAS sauter.
    • NE PAS s’arrêter, sauf si le pilote vous le demande.
    •  

Il suffit de MARCHER ou COURIR vers l’avant et, en quelques secondes, vous serez déjà en train de voler.

https://www.youtube.com/shorts/GBBqJvYdybQ

Pendant le vol

Restez calme et gardez le contact avec votre pilote. Si vous vous sentez mal ou avez le mal des transports, demandez à atterrir plus tôt. Évitez de vous concentrer trop sur les photos et les vidéos. Bien sûr, cela vaut la peine de garder quelques souvenirs de cette expérience ! Nous vous recommandons donc de prendre quelques photos ou vidéos à certains moments, puis de poser votre téléphone et de profiter pleinement du vol. Le pilote pourra généralement vous aider à immortaliser ces instants. Profitez du paysage, regardez au loin, respirez profondément et lentement… le temps passera à toute vitesse !

Pour l’atterrissage

Suivez attentivement les indications du pilote. Selon les conditions d’atterrissage, il pourra vous demander de vous mettre debout et de marcher ou courir, ou parfois simplement de lever les pieds vers l’avant.

Service photos et vidéos

Nous savons que les souvenirs sont très importants. Cependant, il est important de savoir que la prise de photos et de vidéos doit se faire seulement pendant certains moments du vol. Il n’est pas recommandé de passer tout le vol à regarder son téléphone : c’est un peu comme lorsque vous voyagez en voiture, si vous regardez constamment votre téléphone, vous risquez d’avoir le mal des transports. Il est préférable de faire des pauses et de demander au pilote de vous aider à prendre quelques photos ou vidéos à certains moments. Nous vous recommandons de réaliser des prises de vue à la fois en format vertical et horizontal, de tendre le bras et de déployer la perche à selfie afin d’obtenir un meilleur cadrage et d’éviter que la « perche » apparaisse sur les images. Vous pouvez également changer de main, placer la caméra sous différents angles et dans différentes positions, et l’orienter vers le paysage afin de capturer pleinement la beauté des environs. Important : la perche à selfie doit être maintenue aussi courte que possible au moment du décollage et de l’atterrissage.

https://www.youtube.com/watch?v=mSI7RhIf-wY

Après le vol

Si vous avez ressenti des nausées ou des vertiges, buvez doucement, par petites gorgées, et reposez-vous un moment jusqu’à vous sentir mieux. Ensuite, essayez de manger quelque chose de léger. Ne vous sentez pas mal : c’est une réaction naturelle qui peut arriver à n’importe qui, tout comme lors d’un voyage en bateau, en voiture, en avion, sur un manège, etc.

Si, à ce stade, j’ai réussi à répondre à votre envie de voler et que vous êtes prêt(e) à vivre une expérience incroyable, n’hésitez pas à découvrir toutes nos options de parapente au-dessus du Canyon de Chicamocha.


Voler seul

https://youtu.be/4CQwz_tgBQg?si=97nF-4QvQuoeVW3v

Pour expérimenter le vol par vous-même, vous devez obligatoirement suivre une formation de parapente. Vous commencerez par apprendre à contrôler l’aile (le parapente) au sol. Vous apprendrez d’abord à marcher ou à courir avec l’aile au-dessus de votre tête, puis vous réaliserez vos premiers petits vols, appelés « sauts de puce ». Progressivement, l’intensité augmentera avec des vols depuis des hauteurs plus importantes, accompagnés par radio par votre instructeur. Au fur et à mesure que vous gagnerez en expérience, l’assistance diminuera jusqu’à ce que vous développiez progressivement votre autonomie.

Le parapente est considéré comme l’aéronef le plus facile à piloter sur le plan technique. Cependant, pour pratiquer cette activité en toute sécurité, il est important de développer des compétences techniques, mais également d’acquérir des connaissances théoriques en météorologie, aérodynamique et mécanique du vol. Plus vos connaissances seront solides, meilleures seront vos performances : vous pourrez réaliser des vols plus longs et plus hauts, tout en améliorant votre sécurité.

Nous allons maintenant vous donner quelques conseils à prendre en compte tout au long de votre processus d’apprentissage et de progression.

Trouver une école

Il est important de savoir que, pour apprendre à voler en parapente, vous devez passer par une école spécialisée. Cela ne s’apprend pas simplement en regardant des vidéos sur YouTube ou en lisant un livre. Bien sûr, les livres et les vidéos font partie de l’apprentissage, mais il est indispensable de bénéficier de l’accompagnement d’un instructeur et d’un moniteur certifiés. Renseignez-vous sur les différents sites de vol en parapente, les écoles disponibles et demandez quel programme de formation correspond le mieux à vos besoins. Prenez notamment en compte la durée de la formation, la proximité, les conditions météorologiques, l’expérience des instructeurs, le matériel utilisé et le programme pédagogique.

Connaître son équipement

Tout cela s’apprend au cours de votre formation. Cependant, nous allons vous donner quelques conseils :

Homologation et taille

Les parapentes doivent passer par une homologation afin de déterminer leur niveau ou leur catégorie. La classification la plus courante est la norme CEN (EN) : A, B, C, D et CCC. A : débutants, B : niveau intermédiaire, C : niveau avancé, D et CCC : niveau très avancé et compétition. Il existe également d’autres types d’homologations, notamment pour les parapentes de freestyle et d’acro, les parapentes tandem et les paramoteurs. N’oubliez pas qu’un parapente plus avancé ne fait pas de vous un meilleur pilote. Il vous aidera peut-être à impressionner sur les photos ou dans les discussions entre amis, mais lorsqu’une fermeture de l’aile survient ou que vous devez faire face à des conditions difficiles, vos véritables compétences feront la différence. Il est également essentiel de choisir la bonne taille d’aile en fonction de votre poids. Vous devez vérifier la plage de poids indiquée par le fabricant pour le parapente et vous assurer qu’elle correspond à votre poids total en vol, c’est-à-dire votre poids corporel plus celui de l’ensemble de votre équipement. Chaque catégorie de parapente propose différentes plages de poids. Bonus : si vous souhaitez réaliser des vols plus longs et améliorer vos performances, vous n’avez pas forcément besoin d’une aile plus avancée. Vous avez surtout besoin de lire, d’apprendre et de pratiquer davantage ! Avant de passer à une catégorie d’aile supérieure, assurez-vous de maîtriser parfaitement votre aile actuelle et d’être capable d’exploiter pleinement ses performances.

Harnais ou sellette

Tout comme pour le choix de l’aile, le harnais ou la sellette de parapente existe dans différentes catégories. On trouve notamment des sellettes ultralégères, de hike & fly, pour débutants, intermédiaires, de cross-country, d’acro, pour pilotes tandem, pour passagers, etc. Chaque catégorie existe également en différentes tailles. Lors de votre choix, il est donc essentiel de tenir compte de votre niveau d’expérience et de votre taille. Si vous avez le moindre doute, demandez conseil à un professionnel.

            

Le parachute de secours

Le parachute de secours est un autre élément qui existe dans différentes catégories. Il en existe de forme ronde, carrée, triangulaire, dirigeable ou Rogallo, avec également différentes sous-catégories telles que light, ultralight, tandem, etc. Chaque catégorie propose différentes tailles correspondant à des plages de poids. Pour choisir le modèle adapté, vous devez prendre en compte votre poids corporel ainsi que le poids total de votre équipement. Il est également important de savoir que, selon la catégorie choisie, différents paramètres peuvent varier, notamment le temps d’ouverture, le taux de chute, l’effet pendulaire et le niveau de contrôle dont vous disposez après l’ouverture du parachute.

    • Mythe: On dit que, pour choisir son parachute de secours, si vous souhaitez une ouverture plus rapide, vous pouvez utiliser un parachute plus petit que celui correspondant à votre taille ou vous situer dans la limite inférieure de sa plage de poids. C’est faux ! Ce que vous risquez, en revanche, c’est que votre parachute se déchire lors de l’ouverture. Et s’il ne se déchire pas, votre taux de chute sera plus élevé, ce qui pourrait vous faire atteindre le sol à une vitesse excessive.

    • On dit qu’en utilisant une méthode de pliage spéciale, le parachute s’ouvre plus rapidement. Apparemment vrai, mais PAS recommandé ! Utiliser une méthode de pliage différente de celle préconisée par le fabricant peut entraîner un risque de déchirure du parachute lors de son ouverture.

    • Le plus important: Choisir un parachute correspondant à la plage de poids appropriée et vérifier qu’il est toujours dans sa durée de vie utile. Les parachutes sont généralement conçus pour une durée de 10 ans, certains fabricants indiquant jusqu’à 12 ans. Assurez-vous également qu’il a bénéficié d’un entretien approprié : il doit notamment être aéré et replié au minimum une fois par an. Lors de cet entretien, vérifiez que le pliage a été réalisé exactement selon les instructions du fabricant. Le parachute doit être correctement connecté au harnais : la poignée doit être reliée au conteneur, et le parachute doit être connecté, à l’aide d’un maillon, aux sangles reliées au harnais. Placez les élastiques afin d’empêcher le maillon de bouger et d’éviter qu’un espace ne se crée entre les sangles. Assurez-vous également que les sangles sont correctement connectées au harnais. Elles sont généralement reliées d’usine au niveau des épaules. Consultez toujours le manuel du harnais pour savoir comment installer correctement le parachute dans son conteneur. Certains systèmes disposent d’un conteneur ventral externe. Dans ce cas, vérifiez que les sangles sont correctement reliées aux mousquetons principaux et que le conteneur ne pivote pas lorsque vous tirez la poignée vers le haut. Une fois le parachute de secours installé, effectuez un exercice sur simulateur afin de vous assurer que vous êtes capable de le localiser et de l’extraire correctement. Avoir le meilleur parachute de secours ne sert à rien si, au moment où vous en avez besoin, vous ne parvenez pas à le trouver, si vous ne pouvez pas l’extraire, ou s’il n’est pas correctement connecté au harnais !

Bonus: Selon le problème auquel vous pouvez être confronté en vol, vous devrez choisir la manière appropriée de lancer le parachute de secours, une fois que vous l’avez saisi par la poignée et que vous le tenez dans votre main.

    • Si vous êtes en chute verticale, lancez-le fortement sur le côté. Ne le laissez surtout pas tomber verticalement.

    • Si vous êtes en rotation en spirale, il suffit de le sortir et de le laisser tomber : il devrait fonctionner. Vous pouvez également le lancer sur le côté.

    • Si vous êtes en autorotation ou en SAT, vous devez le lancer « comme si vous lanciez une grenade », en visant le bord de fuite de l’aile. Pour l’autorotation, certains recommandent également de le lâcher au niveau des pieds.

Ces termes ne vous sont peut-être pas familiers. C’est justement pour cela qu’il est important de suivre une formation auprès d’une école et d’un instructeur qualifié, qui pourront vous accompagner et vous expliquer chaque situation. Il est également fortement recommandé de suivre un cours SIV (Simulation d’Incidents en Vol) afin d’apprendre à réagir correctement aux différentes situations pouvant survenir en vol. Dans tous les cas où vous devez utiliser le parachute de secours, il est important, une fois le parachute ouvert, de neutraliser complètement le parapente. Certains systèmes permettent de larguer l’aile afin de rester uniquement sous le parachute de secours.

Nous vous laissons également une vidéo de Jocky Sanderson (ver video) ainsi qu’un article de Jordi Marquillas (leer) qui pourront vous être utiles.

Le casque

C’est un autre élément qui existe en différents modèles, couleurs et tailles. Pour le choisir, on te recommande simplement de prendre celui que tu préfères hahaha, et bien sûr, celui qui te va le mieux

Radio de communication

Il est important de pouvoir communiquer avec les personnes au sol ou avec d’autres pilotes. La communication doit être vérifiée avant de commencer le vol, et il faut également signaler son atterrissage.

Instruments de vol

Il existe une grande variété d’appareils électroniques qui peuvent vous aider pendant le vol. Les plus courants sont le variomètre seul, l’alti-vario et l’alti-vario avec GPS. Au moment de choisir votre instrument, vous devez tenir compte du type de vol que vous souhaitez effectuer. Dans certaines zones, il est nécessaire de connaître précisément les espaces aériens autorisés ou interdits ainsi que les limites d’altitude. Il existe aujourd’hui également des ordinateurs de vol qui permettent de naviguer sur une carte, de vérifier ce qui se trouve sur votre trajectoire, de mémoriser le tracé du vol (track) et d’envoyer en direct un signal de suivi. Certaines applications (APPS) offrent également des fonctions similaires. Assurez-vous de disposer de tout l’équipement dont vous avez besoin, car vous pouvez vous retrouver en difficulté en pénétrant dans des zones interdites. Il est important de se renseigner auprès des pilotes locaux et d’entrer dans vos instruments toutes les informations nécessaires afin de ne pas dépasser les limites autorisées. La boussole reste un instrument irremplaçable. Même si vous disposez d’instruments électroniques, ne partez jamais sans elle.

Avant le vol

La première chose à faire est d’effectuer une analyse météorologique des conditions que nous sommes susceptibles de rencontrer. Cela nous permet de gagner du temps en évitant de nous rendre jusqu’à la montagne pour finalement ne pas pouvoir voler ou ne pas trouver les conditions adaptées au type de vol que nous avions prévu. Il existe de nombreux sites Internet permettant de consulter les prévisions météorologiques. Selon l’endroit où vous vous trouvez, certains fonctionneront mieux que d’autres. Certains sont plus précis, certains sont gratuits et d’autres payants. Vous devez les tester afin de déterminer lequel fonctionne le mieux dans votre région. Une fois que vous avez identifié le site le plus fiable pour votre zone, vous devez vérifier la direction et la vitesse du vent à différentes heures et altitudes, la couverture nuageuse, la base des nuages, le risque de pluie et d’orage. Vous pouvez également consulter l’évolution de la température avec l’altitude. Certains sites fournissent une analyse de la courbe d’état, qui permet de déterminer jusqu’à quelle altitude les thermiques pourront monter, s’ils vont condenser ou non, si la journée sera stable ou instable, s’il y aura une inversion thermique et s’il peut être préférable de décoller depuis une altitude plus élevée, etc.

Pour mieux comprendre tous ces éléments, il est important d’acquérir des connaissances en météorologie. À l’école, vous apprendrez ces notions, et il existe également des livres et des vidéos qui nous aident à les comprendre et nous expliquent comment utiliser les sites Internet de prévisions météorologiques. Il existe aussi des données concernant les conditions et le comportement météorologique locaux. Il est donc important d’échanger avec les pilotes de la région et de se renseigner sur les conditions observées au quotidien.

    • Bonus : Les sites les plus utilisés sont : Meteoblue, Windy, NOAA Ready, Météo-Parapente et XC Skies.

Inspection de la zone d’atterrissage

Si nous ne connaissons pas le site, il est conseillé de se rendre au préalable sur la zone d’atterrissage afin de l’inspecter et d’analyser les éventuels obstacles (câbles électriques, arbres, trous dans le terrain, rochers, etc.). Il y a généralement des manches à air. S’il n’y en a pas, il faut installer ou utiliser un repère qui nous permette de voir d’où vient le vent. Il est également important d’imaginer à l’avance comment nous pourrons effectuer notre approche. Cela nous apportera davantage de sécurité pendant notre vol.

Inspection de la zone de décollage

Comme pour la zone d’atterrissage, il est important, en arrivant sur un site de décollage, d’analyser l’environnement et d’identifier les éventuels obstacles (par exemple : câbles électriques, rochers, clôtures en fil de fer, arbres, etc.). Il faut également analyser la direction du vent ou de la brise, vérifier l’horizon afin de s’assurer qu’aucune pluie ou aucun orage ne s’approche, et observer la configuration du terrain. Choisissez le meilleur endroit pour pouvoir gonfler facilement l’aile, de préférence éloigné des obstacles et offrant la plus grande distance possible pour la course de décollage. Analysez également où se situera votre « ligne de non-retour ».

    • La « ligne de non-retour » est une ligne imaginaire. Vous pouvez également la matérialiser à l’aide d’un morceau de ruban adhésif ou d’une ficelle. Lorsque le pilote arrive à cette ligne, il doit être certain que tout est en ordre avant de commencer à accélérer pour le décollage. Si, en arrivant à cette ligne, le pilote n’est pas certain que tout se déroule correctement, ou s’il constate qu’un élément ne va pas, il doit s’arrêter et recommencer la procédure depuis le début.

Organiser l’équipe

L’équipement doit être vérifié avant de commencer le gonflage, les suspentes et les freins doivent être libres de tout enchevêtrement, s’assurer qu’aucune suspente ne se trouve au-dessus du tissu, elles doivent partir directement de l’ancrage vers les élévateurs. Avec une brise constante, il est possible de faire un pré-gonflage. Avant de mettre le harnais, il faut vérifier que la poignée du parachute et les goupilles sont bien en place. Le harnais doit être mis en place conformément à la procédure de sécurité apprise pendant le cours (toujours les jambes en premier, puis la ventrale), le casque doit être bien ajusté et la jugulaire bien attachée, la radio doit être fixée au harnais. Lors de la connexion du harnais à l’aile du parapente, s’assurer qu’il n’y ait pas de twist (torsion). Et maintenant je suis prêt à décoller, mais avant de gonfler, il est bon d’analyser l’intensité du vent, sa direction, les cycles et d’attendre le meilleur moment.

Points essentiels : juste avant de gonfler, je dois vérifier :

    • Clips (boucles) des jambes et de la ventrale

    • Mousquetons

    • Freins libres

    • Espace aérien

    • Radio

Après m’être assuré que tout est en ordre, que j’ai choisi ma technique de gonflage (face voile ou dos voile) en fonction des cycles du vent, que mon espace aérien est libre (il n’y a personne qui vole près de moi ni personne qui essaie d’atterrir au même endroit), je procède au gonflage du parapente, j’effectue le contrôle visuel de l’aile pour m’assurer que tout va bien avant d’atteindre ma ligne de non-retour. Si tout est en ordre, j’accélère et je vole, je m’éloigne un peu de la montagne, je m’assois, je fais un nouveau contrôle visuel rapide d’un mousqueton à l’autre (je commence par un mousqueton, je remonte le long de la sangle, je regarde les suspentes, je regarde le parapente, je descends de l’autre côté, j’arrive à la sangle et je termine au mousqueton), puis je profite du vol.

La vidéo suivante (ver video) t’aide à comprendre la procédure.

Connaître les règles locales

Le mieux est toujours de compter sur l’aide d’un pilote local, de se renseigner sur les conditions du jour, d’informer sur son niveau d’expérience, de demander des informations sur les espaces aériens, les règles propres à chaque endroit et de respecter et suivre ce qui nous est indiqué. Il existe de nombreux endroits où le vol est interdit parce que les pilotes visiteurs n’ont pas respecté les règles, ou bien certains endroits interdisent le vol aux pilotes visiteurs afin d’éviter ce genre de situations. C’est un peu triste, mais on commence à comprendre.

Voler en compagnie

Le mieux est de voler accompagné. Il est plus facile de trouver des courants ascendants et de veiller les uns sur les autres. Si quelque chose se produit, quelqu’un peut donner l’alerte ou venir nous aider. Ce n’est pas toujours possible, c’est pourquoi il est important de communiquer par radio avec le site de décollage ou avec une personne au sol. Il existe également des instruments de suivi en direct qui permettent d’envoyer un lien à quelqu’un afin qu’il puisse nous suivre depuis le web. Ces instruments permettent également d’envoyer des messages de détresse ou de signaler un atterrissage OK.

Progresser progressivement

Parfois, à la fin d’un cours, nous voulons « conquérir le monde » et nous pensons qu’en 10 jours, nous avons appris tout ce qui est nécessaire. Cela est très loin de la réalité. On ne cesse jamais d’apprendre et nos compétences s’améliorent toujours. À chaque vol, nous apprenons de nouvelles choses. Il est très important de progresser progressivement. Dans ce sport, il ne sert à rien de faire la « course ». Ne laissons pas notre ego prendre le dessus et vouloir voler dans des conditions où seuls les pilotes les plus expérimentés volent, réaliser des manœuvres acrobatiques que seuls les plus expérimentés maîtrisent ou essayer d’atterrir dans des espaces plus petits où seuls les plus expérimentés atterrissent. Pour pouvoir faire ces choses, il vaut mieux commencer par effectuer des exercices dans des endroits contrôlés. Je n’ai pas besoin d’aller à la limite dans l’endroit le plus petit : je peux imaginer que celui que j’utilise (grand) est plus petit et essayer de réaliser un atterrissage de précision sur un point. Pour apprendre à effectuer des manœuvres, je peux d’abord suivre un stage SIV, puis progresser dans un environnement adapté à ce type d’exercices (au-dessus de l’eau). Avant de changer de catégorie d’aile, il faut être sûr de pouvoir déjà amener celle avec laquelle je vole à ses limites et de bien la contrôler dans des conditions turbulentes. Il n’est pas conseillé de changer toutes les parties de l’équipement en même temps. Si tu changes d’aile, essaie de ne changer que l’aile et pas l’aile + la sellette. Si tu as acheté les deux, utilise d’abord la nouvelle aile avec l’ancienne sellette, puis, après quelques vols, passe à la nouvelle sellette. Tout cela permet de mieux s’adapter au nouvel équipement et de le faire en toute sécurité.

Stages SIV

Simulation d’incidents en vol. Très recommandée pour améliorer vos compétences et connaître le comportement de l’aile. Vous pouvez également vous entraîner à utiliser le parachute de secours. Après un SIV, vous pouvez dire que vous avez amené votre parapente à ses limites. Il est recommandé de suivre ce stage après environ 50 heures de vol (après le stage d’initiation) et chaque fois que vous changez d’aile de parapente. Assurez-vous de le réaliser avec des écoles qualifiées et, bien évidemment, au-dessus de l’eau (par exemple, un lac ou la mer). Dans ces écoles, plusieurs niveaux de SIV sont généralement proposés et elles peuvent vous accompagner jusqu’au vol acrobatique. Si vous voulez faire les choses correctement, le mieux est de suivre ce stage avant de vous lancer dans le vol thermique ou les vols de distance.

Cross-country

Aller plus loin, être plus efficace, effectuer des transitions, monter jusqu’à la base des nuages, traverser des vallées, franchir des montagnes, voler pendant des heures et des heures, le rêve à accomplir, voler comme les meilleurs ! Certaines écoles disposent de l’expérience nécessaire pour vous accompagner dans ce domaine. Elles connaissent les endroits adaptés pour vous emmener plus loin en toute sécurité. Si vous avez la possibilité de le faire, n’hésitez pas !

Livres recommandés

Selon la langue, il existe des éditeurs et des livres spécialisés dans ce domaine. Pour l’instant, je te laisse les suivants :

Nom du livreAuteurÉditeur
Parapente – InitiationMario ArquéPerfils
Visiter le cielHubert AupetitPerfils
Vol thermiqueBurkhard MartensPerfils
Cinquante façons de mieux volerBruce Goldsmith et ses amis 
Parapente avancéGavin McClurgPerfils

Pages à suivre

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Notre manager et CEO, Sergio Gutierrez.

Nous avons réalisé cet article dans le but de vous fournir les outils nécessaires pour comprendre le monde du parapente et vous offrir un point de départ adapté à vos besoins.

Si vous souhaitez simplement découvrir les sensations d’un vol en tandem, nous vous donnons quelques conseils pour trouver la meilleure option. Si vous souhaitez suivre une formation, nous vous expliquons comment se déroule l’apprentissage et comment trouver une école. Mais si vous êtes déjà en formation ou que vous êtes débutant, nous nous concentrons sur les principaux aspects de sécurité à prendre en compte.

Si vous êtes arrivé jusqu’ici et que vous avez une question ou que vous souhaitez ajouter quelque chose, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Nous vous répondrons prochainement.

Rendez-vous dans les nuages !

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